La Cerisaie - Philippe Fénelon

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Journal d'une création, Palais Garnier | 27 janvier - 13 février 2012

Bienvenue sur ce site dédié à La Cerisaie - création scénique de l'Opéra national de Paris d'après la pièce d'Anton Tchekhov, sur la musique de Philippe Fénelon et le livret d'Alexei Parine. Ce journal vous propose de suivre au jour le jour la création de cet opéra.

24-01-2012 Diaporama / Nouvelles images de répétition

Photographies : Andrea Messana

20-01-2012 Guide d'écoute par Philippe Fénelon / choeur des jeunes filles

Ce chœur de jeunes filles intemporel revient dans l’œuvre à plusieurs reprises. On l’entend pour la première fois au début de l’opéra, après que chacun des dix personnages a exposé au public sa relation au domaine qui vient d’être vendu. Ce chant, c’est la mémoire de la cerisaie. C’est aussi la mémoire de la musique russe - pour citer ces mots célèbres de Tchekhov : « Toute la Russie est notre cerisaie. »

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La Cerisaie est un opéra mémoriel. Souvent, je dis en plaisantant : «J’ai à ma disposition plus de musique que n’en avait Monteverdi. » Maintenir ce lien avec la musique du passé me semble essentiel, à plus forte raison dans la musique dite contemporaine. Au fil de l’opéra, on pourra ainsi percevoir des réminiscences de chants populaires russes, des thèmes de compositeurs tels que Tchaïkovski, Moussorgski, Scriabine, Chostakovitch ou même Wagner et Beethoven… Mais il ne s’agit jamais de citations à part entière : elles sont toujours revisitées. Le souvenir est mis en question. Non pas que nos souvenirs nous mentent, mais il me semble que nous modifions toujours ce dont nous nous souvenons.

Ainsi la musique que j’ai composée pour cette Cerisaie flotte-t-elle toujours entre ce qui est dit et ce qui aurait pu l’être, de même que notre mémoire vogue constamment entre ce qui a eu lieu et ce qui aurait pu avoir lieu. C’est ainsi que j’ai conçu ce chœur de jeunes filles qui scande l'opéra : comme un voile léger qui passe sur notre mémoire, en adoucissant un peu les blessures du temps.

Interlude
LES JEUNES FILLES
Est-ce donc cela, ma vie ? Étriquée, sombre,
Ennuyeuse est ma chambre ; la fenêtre laisse passer le froid.
De l'autre côté de ce petit carreau ne pousse qu'un cerisier
Et je ne le vois même pas à cause du givre sur la vitre.
Peut-être est-il mort depuis longtemps…
Est-ce une vie ? [...]

Propos recueillis par Simon Hatab

18-01-2012 Diaporama / Premières images de répétition

Photographies : Andrea Messana

16-01-2012 Guide d'écoute par Philippe Fénelon / OUVERTURE

Voici les toutes premières notes que l’on entend au début de l'opéra. Cette ouverture a pour particularité de ne pas avoir de début : j'ai voulu que le spectacle commence comme si le spectateur ouvrait une porte, pénétrait dans une maison - qui lui est peut-être familière - et découvre un bal déjà commencé.

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A la différence de la pièce de Tchekhov, on apprend dès le début de l'opéra que la cerisaie - le domaine où vivaient les personnages - est vendue : Lopakhine - fils de moujik, ancien esclave dans la maison - rentre d'une vente aux enchères et annonce qu'il vient de la racheter. Ses premiers mots – « Vendue, la cerisaie, vendue ! Et c'est moi qui l'ai achetée. Moi ! » - résonnent dans l'insouciance de la fête. Tout le reste de l’opéra ne sera consacré non pas à une montée vers le drame mais aux répercussions individuelles de cette catastrophe émotionnelle déjà survenue.

La musique que l’on entend dans cette ouverture est celle de l’orchestre. Dans la pièce de Tchekhov, le bal était animé par un petit orchestre juif composé de quatre musiciens. J'ai gardé cette idée en augmentant leur nombre à douze. Tout au long de l'opéra, cet orchestre - présent sur scène - intervient pour jouer des bribes de musique dansante - une mazurka, un foxtrot, un cancan - mais irrégulière, avec des césures rythmiques : une musique qui semble nous dire qu'il y a dans ce bal quelque chose de bancal.

Liouba - la maîtresse des lieux - n'a pas pu sauver son domaine. Son commerce de cerises, autrefois réputé à travers toute la Russie, a fait faillite. La cerisaie a vu mourir son mari - mort d'avoir bu trop de champagne, comme elle le dit elle-même - et son enfant qui s'est noyé dans la rivière. Elle n'a plus la force de se battre pour essayer de retenir cette partie de sa vie qui lui échappe. Pour autant, elle refuse d'admettre que la cerisaie va disparaître. Elle donne ce bal de bric et de broc pour se convaincre que rien n'a changé, alors que rien ne sera plus jamais plus comme avant...

Propos recueillis par Simon Hatab

14-01-2012 Diaporama / L'affiche du spectacle

L'affiche de La Cerisaie Première Verdure
Photographie : Sarah Ben Kemoun

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J'ai toujours admiré l’œuvre du peintre Isaac Levitan, qui fut longtemps l'ami proche d'Anton Tchekhov. Il a su mieux que personne saisir dans sa peinture l'âme mystérieuse des datchas - les maisons de campagne russes. Aussi ai-je été ravi lorsque Christophe Ghristi - Directeur de la Dramaturgie - m'a proposé de travailler autour de cet artiste pour élaborer l'affiche et le programme de La Cerisaie. Nous avons choisi un détail de Première verdure (voir le diaporama ci-dessus). Le printemps de ce tableau est un peu plus avancé que celui de La Cerisaie, qui mêle encore un peu de givre de mai aux cerisiers en fleurs.

C’est ce rideau d'arbres qui me fascine et stimule mon imagination : je ne peux m'empêcher d'imaginer ce qui se passe au-delà. Il me semble que c'est également l'un des partis pris de la mise en scène de Georges Lavaudant : toujours représenter derrière le bal un ailleurs plus grand que symbolise cette cerisaie.

Je dois ajouter que ce tableau est pour moi non seulement lié à la Russie de Tchekhov mais également à un souvenir personnel : il évoque l’entrée de la maison d'une amie qui vivait au Chili, aujourd’hui disparue : la compositrice Leni Alexander, à qui j’ai dédié un film - La vie est plus courte qu'un jour d'hiver. Il en va de la peinture comme de la musique russe qui m'a inspiré La Cerisaie : en écoutant, en regardant, j'interprète et je projette dans l’œuvre quelque chose de personnel, à l’image des personnages  de La Cerisaie qui projettent leurs histoires personnelles dans l'espace de cette propriété qu’ils vont quitter.

Philippe Fénelon (compositeur)

10-01-2012 En vidéo / Entretien avec Georges Lavaudant (mISE en scène)

Vidéo Philippe Fénelon

Georges Lavaudant connaît bien La Cerisaie pour l'avoir déjà mise en scène au théâtre. Le metteur en scène nous parle du livret d'Alexei Parine, de la musique de Philippe Fénelon et du monde Tchekhov déchiré entre la nostalgie et l'appel de l'avenir.

08-01-2012 Diaporama / Premières images du décor

Photographies : Christophe Pelé

06-01-2012 En vidéo / Entretien avec Philippe Fénelon (Compositeur)

Vidéo Philippe Fénelon

Après Salammbô en 1998, Judith en 2007 et Faust en 2010, Philippe Fénelon crée une quatrième oeuvre lyrique à l'Opéra de Paris. C'est à la langue russe qu'il s'attelle aujourd'hui et à Tchekhov, dont il adapte un acte de La Cerisaie. L'occasion lui est ainsi donnée de mettre en musique tout un monde de nostalgie.

05-01-2012 À Lire / « Ma Cerisaie » par Alexei Parine (librettiste)

Les Solistes

Il y cinq ans environ, nous étions assis au même rang au Palais Garnier, à Paris, et nous avons par hasard engagé la conversation pendant l'entracte. Mon voisin s'est avéré être le compositeur Philippe Fénelon. Apprenant que j'étais russe, il m'a confié que cela faisait longtemps qu'il voulait écrire un opéra sur La Cerisaie de Tchekhov. Je lui ai lancé, en manière de plaisanterie : « Vous avez devant vous votre librettiste ! » Au fil du temps, ce qui n'était qu'une plaisanterie est devenue réalité.

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Avant que les choses n'en arrivent à l'écriture du livret, l'image de La Cerisaie m'est revenue plusieurs fois à l'esprit. En réfléchissant avec Vladimir Kobekine à l'opéra N.F.B., inspiré de L'Idiot, le roman de Dostoïevski, nous avons décidé dès le début qu'après avoir relu le roman je le laisserais de côté pour écrire librement, seulement en m'inspirant de l'argument. Bien entendu, en puisant dans l'original en cas de nécessité. Ce fut la même chose pour La Cerisaie. Philippe Fénelon a en outre décrété qu'il ne voulait pas, dans sa Cerisaie, de Petia Trofimov, de Siméonov-Pischik et d'Epikhodov. J'ai tout de suite compris pourquoi, sans avoir besoin de commentaires. La comédie a plané délicatement du côté de la comédie lyrique.

Au début, j'ai décidé de raconter l'histoire de façon linéaire, en ajoutant toutefois une première scène à Paris, dans un restaurant russe où Ania rencontre Lioubov Ranevskaïa. Cela a donné une histoire un peu cinématographique, le tissu restant tchekhovien. Mais quelque chose me gênait. Un ami metteur en scène m'a fait remarquer que, dans mon livret, tout était trop logique, que dans l'esprit des gens d'aujourd'hui, ce qui caractérise le texte de La Cerisaie, ce chef-d'oeuvre absolu de l'arabesque orale, c'est son fort pouvoir évocateur. Par cette remarque, il m'a fait comprendre que l'on peut concentrer l'action, tout rassembler en un épisode. Par exemple, le bal dans la maison de Ranevskaïa. Cela correspondait à ce que je ressentais ; d'une manière générale, je déteste le narratif (on peut trouver des réflexions à ce sujet chez Robert Wilson, par exemple). En un instant, j'ai compris que cette solution était la seule possible pour moi.

La première version du livret a été laissée de côté. La deuxième rédaction est venue très vite, parce que les émotions suscitées par La Cerisaie et accumulées bouillonnaient en moi et avaient un besoin impératif de s'extérioriser rapidement. Tandis que le texte se concrétisait sur le papier, derrière le texte se cachaient des pensées, formulées ou non, imprécises ou claires, issues de mon esprit ou de l'espace culturel. Qu'est-ce que La Cerisaie ? C'est un peu comme quelque chose que nous perdons à chaque instant, pour le retrouver ensuite. Nous sommes nous-mêmes un mélange permanent de passé et de futur ; en chaque homme coexistent un enfant, un adolescent et un vieillard décrépit. Et il est impossible de tracer une frontière précise entre eux.

La Cerisaie – c'est quelque chose de matériel, extérieurement d'une beauté irréprochable. C'est ce que nos grands-parents, qui ont vécu la révolution d'octobre, ont perdu ; c'est resté pour nous une image confuse, enveloppée d'une brume impénétrable. Je regarde les cuillères à thé en argent portant le monogramme de « grand-mère Katia », la tante de ma mère ; comme mon grand-père et sa famille, elle s'est enfuie en Sibérie pour échapper aux bolchéviques, a essayé de se sauver en se plaçant sous la protection du général Koltchak, mais fut contrainte ensuite de revenir chez elle, dans la ville déshonorée par les bolchéviques. Ces cuillères sont restées sous la terre où elles avaient été enterrées au moment de fuir, jusqu'à ce qu'elles soient déterrées par ma mère. Je regarde leur chair couleur argent foncé, la forme ancienne trop voyante, ces rondeurs féminines, et je me souviens des « tableaux vivants » dont me parlait ma grand-mère, où elle était sur scène en marquise, avec son amie Mania Eloukhina (future femme de Fédor Ivanovitch Chaliapine) en vicomtesse… Je regarde des portraits photographiques de mes arrières-grandsparents, je lis le cahier des écrits de la famille, tenu depuis 1865, et j'essaie de deviner ce qui reste en moi de leur façon de vivre, de leur affabilité extérieure, et ce qui a disparu à jamais…

La Cerisaie – c'est quelque chose d'illusoire, d'extra-ordinaire, de chimérique. Au milieu de pommiers ou de cerisiers en fleurs, on se sent importun, entêté, indélicat. Cette impression que la nature est occupée à une tâche sacrée, d'une certaine façon mystérieuse, et que s'en approcher de près n'est pas sans danger. En revanche, quand on regarde le tapage des jardins en fleurs depuis le wagon d'un train, on ne gêne personne, on emporte avec soi pour toujours un sentiment de stupeur et l'on garde ensuite en permanence ce feu d'artifice blanc et rose qui disparaît tout le temps…

La Cerisaie – c'est la vie de nos parents, dissoute dans nos cellules sanguines. Elles se renouvellent constamment et les images surgies des profondeurs chtoniennes déferlent sur nous par vagues. Ce sont les pertes de nos parents, terrifiantes, voire monstrueuses. Ce sont les souvenirs de prison de mon père, « ennemi du peuple », que j'ai redécouvert alors que j'étais un gamin nerveux de neuf ans. C'est le souvenir de ma mère, déchirée par les frayeurs et les ruptures de liberté intérieure, qui de temps en temps réunissait dans une seule image tous les hommes importants de sa vie (son père, son frère, son mari, son fils). Et plus on vieillit, plus le souvenir de ces pertes, de cette pré-enfance et arrière-enfance se densifie dans notre sang…

La Cerisaie – c'est tout ce que nous avons nous-mêmes perdu. Sous nos yeux et en nous-mêmes a vécu et a disparu l'intelligentsia russe, et nous n'avons pas été capables de la retenir, euphoriquement bouche bée devant la perestroïka et aimantés comme nous l'étions par la nouveauté, l'illusoire, le sentiment de liberté éprouvé quand on peut, sans trembler de peur, franchir les frontières de son pays. C'est la perte de petits morceaux de notre âme avec la perte de nos proches…

La Cerisaie – c'est nous, disparaissant, nous morcelant dans nos enfants et nos petits-enfants. Et, à première vue, dans nos petits-enfants encore plus que dans nos enfants, parce que les « problèmes adultes » ne nous distinguent pas des « petits » ; ils boivent en nous leur pré-enfance à pleines gorgées, plus avidement. Et peut-être, qui sait, deviendront-ils la spire suivante de « l'intelligentsia russe » qu'il faut écrire actuellement entre guillemets…

Et le texte ? Il n'est pas seulement le fruit de mes impressions et pensées. La sagesse enseignée dans les livres m'a beaucoup appris, en particulier deux tomes de L'Epopée de la Cerisaie, de Galina Brodskaïa. Et les vers des poètes de l'époque de Tchekhov, dissous en nous, ont resurgi de la mémoire en exigeant leur place dans le texte du livret. Ensuite j'ai lu et même chanté le texte du livret à Philippe Fénelon, je lui ai commenté, expliqué, en me réjouissant d'entendre la façon dont le compositeur français, avec une intuition irréprochable, incarne les mots dans la musique, les taille à sa manière particulière. Voilà, en résumé, l'histoire de ma Cerisaie.

Alexei Parine (librettiste)

04-01-2012 À Lire / Les solistes

Les Solistes

Après l'équipe artistique, découvrez les solistes qui prêtent leurs voix aux personnages de Tchekhov.

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Elena Kelessidi

Elena Kelessidi, soprano | Liouba

Née au Kazakhstan, Elena Kelessidi interprète Donna Anna de Don Giovanni au Megaron Hall d’Athènes, ce qui lui vaut d’être engagée au Covent Garden de Londres pour le rôle-titre de La Traviata. Sa carrière prend alors un essor international et elle chante Mimi (La Bohème ) au Covent Garden de Londres, à l’Opéra national de Paris, au Metropolitan Opera de New York, au Staatsoper de Vienne, au Staatsoper unter den Linden (Berlin), au Bayerische Staatsoper de Munich, au Nederlandse Opera, à la Canadian Opera Company (Toronto), à l’Opéra national d’Athènes; Giulietta (I Capuleti e i Montecchi) au Covent Garden de Londres;  Micaela (Carmen) et Euridice (Orfeo ed Euridice) à Athènes; Antonia (Les Contes d’Hoffmann), la Reine de Shemakhan (Le Coq d’or), Cleopatra (Giulio Cesare) au Covent Garden de Londres; Zerlina (Don Giovanni)  à l’Opéra national de Paris; Marguerite (Faust) au Covent Garden de Londres et à l’Opéra de Lille; Susanna (Les Noces de Figaro) à l’Opéra de Dallas; Desdemona (Otello) aux Wiener Festwochen; Marta (Die Passagierin de Weinberg) au Festival de Bregenz et au Théâtre Wielki ; Gilda (Rigoletto) à Portland, Rio de Janeiro, Athènes; Amina (La Somnambule) à Athènes et au Covent Garden de Londres; Violetta (La Traviata) au Bayerische Staatsoper de Munich, au Staatsoper de Hambourg, au Deutsche Oper de Berlin, à Monte-Carlo, Baltimore, Tokyo, Zurich, Athènes; Liu (Turandot) au Covent Garden de Londres, au Staatsoper unter den Linden, au Megaron Hall, au Florida Grand Opera et à Amsterdam dans l’orchestration de Luciano Berio; Tatiana (Eugène Onéguine) à Montpellier; Adina (L’Elixir d’amour) à Athènes.
A l’Opéra national de Paris: Mimi (La Bohème, 20101), Zerlina (Don Giovanni, 2003).

Marat Gali

Marat Gali, ténor | Lionia Débuts à l’Opéra national de Paris

Après une formation de chef de chœur au Conservatoire de Moscou, le ténor russe Marat Gali obtient en 1999 son diplôme de chant dans ce même conservatoire. En 2002, il rejoint la troupe de solistes du prestigieux Théâtre Bolchoï et inscrit à son répertoire des rôles tels que Goro (Madama Butterfly), Pong et Pang (Turandot), Tom Rakewell (The Rake’s Progress), Mozart (Mozart et Salieri de Rimski-Korsakov), Tamino (La Flûte enchantée), Belmonte (L’Enlèvement au sérail), Don Ottavio (Don Giovanni), le Comte Almaviva (Le Barbier de Séville), le Prince dans L’Amour des trois oranges de Prokofiev, Andres (Wozzeck), Lenski (Eugène Onéguine), les rôles-titres de Pygmalion de Rameau et Xerxès de Haendel. Marat Gali chante en concert les messes, cantates et passions de Bach, Haendel, Haydn, Schubert, Beethoven, Mendelssohn, Dvorak, Glass et Desyatnikov, ainsi que les œuvres vocales de Glinka, Tchaïkovski, Rachmaninov, Chostakovitch et Britten.
Il se produit en 2006 sur la scène du Théâtre Mariinski à Saint-Pétersbourg (La Demoiselle des neiges, Rimski-Korsakov). La même année, il chante le rôle du Prince (L’Amour des trois oranges) au Théâtre National de Slovénie de Ljubljana et incarne Mozart (Mozart et Salieri) au Teatro Massimo de Palerme. En 2007, il interprète le cycle vocal Love and Life of a Poet de Desyatnikov d’après les poèmes de Nikolai Oleynikov et Daniil Kharms au Théâtre Bolchoï, aux côtés du pianiste Alexey Goribol. Au cours de la saison 2009/2010, Marat Gali participe à de nombreuses productions au Théâtre Bolchoï, parmi lesquelles Macbeth, L’Amour des trois oranges, Turandot, Nabucco et La Dame de pique. Il fait également ses débuts au Festival d’Aix-en-Provence dans Le Rossignol et autres fables d’Igor Stravinsky. La saison dernière, il chante Zinovy dans Lady Makbeth de Mzensk à Tel-Aviv et revient au Festival d’Aix-en-Provence pour Le Nez de Chostakovitch. Cette saison, il se produit au Théâtre Bolchoï dans Iolanta (Alméric), Boris Godounov (l’Innocent), La Fiancée du tsar (Boromelius). Marat Gali a enregistré en 2001 La Création de Haydn sous la direction de Yuri Kochnev (Boheme Music) puis l’opéra Enea nel Lazio de Sarti sous la baguette d’Arcady Steinlucht (Bongiovanni, 2003). Par la suite, il a enregistré la cantate The Bard and the Prophet de John Schlenck, dirigée par Timothy Mount (Vedantic Arts Recordings, 2004).

Alexandra Kadurina

Alexandra Kadurina, mezzo-soprano | Gricha Débuts à l’Opéra national de Paris

Née à Kiev, Alexandra Kadurina est diplômée du Collège de musique de Kiev (2004) et de l’Académie nationale de musique (2010). Elle s’est distinguée lors de plusieurs concours de chant: XXI Art Competiton de Kiev en 2006, All-Russia Vocal Contest for Young Singers à Saint-Pétersbourg (2007), Concours International Antonin Dvorak à Karlovy Vary en 2008. D’octobre  2009 à juillet 2011, elle a fait partie du programme pour jeunes chanteurs du Théâtre Bolchoï, où elle a suivi les master classes de George Darden, Elena Obraztsova, Evgeny Nesterenko, Gloria Guida Borelli, Laura Claycomb, Joan Rodgers, Luba Orfenova. Elle fait ses débuts sur la scène du Bolchoï dans le rôle de la Troisième Dame de La Flûte enchantée en février 2010 avant d’interpréter Laura dans Iolanta. En juin 2010, elle participe à la tournée à Varsovie et Dresde. Elle chante la partie de mezzo de Pulcinella de Stravinsky au Tchaikovski Concert Hall à Moscou, le Pâtre, la Chatte et l’Ecureuil de L’Enfant et les sortilèges et participe à la création de La Cerisaie en version de concert au Bolchoï. Dans le cadre du programme d’échange entre l’Opéra de Washington et le Théâtre Bolchoï, elle est invitée en avril 2011 à suivre les cours du Domingo-Cafritz Young Artists Program. Son répertoire comprend également les rôles d’Olga et la Nourrice d’Eugène Onéguine, Douniacha et Liubacha de La Fiancée du tsar, Pauline de La Dame de pique.
Projets: Fiodor (Boris Godounov) au Théâtre Bolchoï et au Teatro Real de Madrid, Dorabella (Così  fan tutte) et Octavian (Le Chevalier à la rose) au Théâtre Bolchoï.

Ulyana Aleksyuk

Ulyana Aleksyuk, soprano | Ania Débuts à l’Opéra national de Paris

Née à Kiev, Ulyana Aleksyuk est diplômée du Collège Gliere et a étudié à l’Académie nationale d’Ukraine avec Eugenia Miroshnichenko. Elle a pris part à de nombreuses compétitions, comme le Concours pour jeunes chanteurs de Lvov (deuxième prix), le Concours Bella Voce à Moscou (troisième prix), le Concours Reine Sonja à Oslo (troisième prix), le Concours International Elena Obraztsova. D’octobre  2009 à juillet 2011, elle a fait partie du programme pour jeunes chanteurs du Théâtre Bolchoï, où elle a suivi les master classes de George Darden, Gloria Guida Borelli, Joan Rodgers, Luba Orfenova. Elle fait ses débuts sur la scène du Bolchoï dans le rôle de la Première Dame de La Flûte enchantée en février 2010 avant d’interpréter Brigitta dans Iolanta. En juin 2010, elle participe à la tournée à Varsovie et Dresde. Elle interprète la Princesse, le Feu et le Rossignol de L’Enfant et les sortilèges et participe à la création de La Cerisaie en version de concert au Bolchoï. En février 2011, elle aborde le rôle d’Adèle de La Chauve-souris au Bolchoï puis participe à la création de Lo stesso mare de Fabio Vacchi au Teatro Petruzelli à Bari. Elle interprète le rôle de Ludmila dans Rouslan et Ludmila au Théâtre Bolchoï dans la mise en scène de Dmitri Tcherniakov sous la direction musicale de Vladimir Jurowski. Son répertoire comprend également les rôles de Melle Silberklang (Der Schauspieldirektor), l’Amour (Orphée et Eurydice de Gluck), Rosina (Le Barbier de Séville) et la partie de soprano de Carmina burana de Carl Orff.

Anna Krainikova

Anna Krainikova, soprano | VariaDébuts à l’Opéra national de Paris

Née à Magadan (Russie), Anna Krainikova a travaillé à l’Ecole d’Art Vocal de Moscou, où elle a pu suivre l’enseignement de prestigieux professeurs. En 2008, elle rejoint la Scuola dell’Opera de Bologne, avec laquelle elle fait ses débuts dans des rôles tels Norina (Don Pasquale) et Musetta (La Bohème) sur la scène du Teatro Comunale de Bologne. En 2010, elle fait ses débuts au Théâtre Bolchoï (Musetta, Tatiana d’Eugène Onéguine dans la mise en scène de Dmitri Tcherniakov). Elle participe à la tournée du Bolchoï à Pékin.  La saison dernière, elle se produit au Teatro Regio de Turin (Xenia de Boris Godounov dans la mise en scène d’Andrei Konchalovsky), puis participe à la création mondiale de La Cerisaie en version de concert au Théâtre Bolchoï, où elle interprète ensuite Liu de Turandot.

Igor Golovatenko

Igor Golovatenko, baryton | Lopakhine Débuts à l’Opéra national de Paris

Igoe Golovatenko fait ses études au Conservatoire et à l’Académie d’Art Choral de Moscou. Il interprète Don Alvaro du Voyage à Reims et le Dancaire de Carmen en version de concert à Moscou, Dr Falke (La Chauve-souris) au Théâtre Bolchoï, Robert (Iolanta de Tchaikovski), le rôle-titre d’Eugène Onéguine et Belcore (L’Elixir d’amour) au Novaya Opera Theatre de Moscou, Montfort (Les Vêpres siciliennes) au Teatro San Carlo de Naples. Il participe à la création mondiale de La Cerisaie en version de concert au Théâtre Bolchoï et chante Eugène Onéguine sous la direction de Yuri Bashmet.





Mischa Schelomianski

Mischa Schelomianski, basse | Charlotta

Originaire du Caucase, Mischa Schelomianski faits ses études musicales à Moscou puis à Francfort et fait ses débuts en concert. Il commence sa carrière sur les scènes d’Allemagne (Postdam, Halle, Mainz, Mannheim, Baden-Baden, Francfort, Hanovre), où il interprète Sarastro de La Flûte enchantée, Zoroastre d’Orlando, Samuel de Saul, Polyphème d’Acis et Galatée, Grémine d’Eugène Onéguine, Colline de La Bohème, Tom du Bal masqué, Pogner des Maîtres chanteurs, Leporello de Don Giovanni, Timur de Turandot, le Prêtre de La Petite renarde rusée. On peut également l’entendre au Théâtre des Champs-Elysées, au Landestheater de Salzbourg, à l’Opéra des Flandres, au Reiseoper, au Volksoper de Vienne, au Komische Oper de Berlin, au Grand Théâtre de Genève, où il a travaillé avec des metteurs en scène tels Nikolaus Lehnhoff, Robert Carsen, Harry Kupfer, Christine Mielitz et Peter Konwitschny. Plus récemment, il s’est produit au Staatsoper de Hambourg (Philippe II de Don Carlo, Sénèque du Couronnement de Poppée), à Francfort (Un bal masqué, La Fiancée du tsar), à l’Opéra de Lyon (Eugène Onéguine), à l’Opéra National du Rhin (Oedipus Rex/Le Rossignol sous la direction de Daniel Klajner), Salle Pleyel dans Les Scènes de Faust de Schumann sous la direction de Christoph Eschenbach, au Bayerische Staatsoper de Munich et à Glyndebourne (Grémine), à Cologne (Sarastro, le Roi Marke de Tristan et Isolde). Après son apparition remarquée dans le rôle de l’Esprit du Lac dans une version concert de Rusalka de Dvorak, Mischa Schelomianski a été réinvité par le Festival de Musique de Schleswig-Holstein pour interpréter Osmin dans deux représentations de concert de L’Enlèvement au sérail pendant l’année Mozart 2006.  Plus récemment, il a interprété Samuel (Un bal masqué) à l’Opéra national de Paris, Rusalka à Glyndebourne, au Volksoper de Vienne, à Montpellier et à Tokyo, Eugène Onéguine (Grémine) à Berne et à l’Opéra de Lyon, Les Fiançailles au couvent (Frère Bénédictine) au Capitole de Toulouse et à l’Opéra Comique, Fidelio (Don Fernando) à l’Opéra de Nice, La Fiancée vendue (Kecal) au Barbican de Londres, L’Enlèvement au sérail à Prague.
A l’Opéra national de Paris: l’aide de camp de la suite de Napoléon (La Guerre et la paix, 2005), Samuel (Un bal masqué, 2007, 2009).

Svetlana Lifar

Svetlana Lifar, mezzo-soprano | Douniacha

De nationalité française, Svetlana Lifar est née en Russie. Elle débute ses études de chant à Moscou et en Bulgarie, puis entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle travaille depuis avec Viorica Cortez. En 1997, elle est admise au CNIPAL, où elle suit les cours de Teresa Zylis-Gara, Robert Tear, J. Dienst-Bladin, Alain Garichot. Elle donne de nombreux récitals de mélodies et d’airs d’opéra à Aix-en-Provence, Avignon, Marseille. Au cours de la saison 2000/2001, elle intègre la troupe de l’Opéra National de Lyon, où elle chante les rôles de Clara (Les Fiançailles au couvent), Rosina (Le Barbier de Séville), Tisbe (La Cenerentola), Minerve (Orphée aux Enfers), Flora (La Traviata), une Nymphe (Rusalka), Fiodor (Boris Godounov), Pauline (La Dame de pique). Elle a également interprété Pauline de La Dame de pique à l’Opéra Royal de Wallonie et Tisbé à Saint-Etienne. Au cours de la saison 2004-2005, elle participe à la production de Moscou, quartier des cerises de Chostakovitch à Lyon. Elle fait ses débuts à la Scala de Milan dans La Dame de pique (Pauline), avant d’interpréter Mercedes de Carmen à Avignon, Marguerite de La Damnation de Faust au concert inaugural du Festival International du Printemps de Shanghai, Suzuki (Madame Butterfly), Mistress Quickly (Falstaff), Geneviève (Pelléas et Mélisande) à Tours, Fenena (Nabucco) et la Magicienne (Didon et Enée) à Toulon, Rossweisse (La Walkyrie) à Marseille, Zulma (L’Italienne à Alger) à Nancy et à Caen, Pauline (La Dame de pique) et Larina (Eugène Onéguine) à Monte-Carlo, Neris (Medea) à Nancy, Bianca (Le Viol de Lucrèce) à Nantes et Angers, la Magicienne (Didon et Enée) à Toulon, la Mère (Les Noces de Stravinsky) à Nancy.
A l’Opéra national de Paris : une crétoise (Idomeneo, 2002), une nymphe (Rusalka, 2002, 2005), Flora (La Traviata, 2003), Dryade (Ariane à Naxos, 2003, 2004).

Alexey Tatarintsev

Alexey Tatarintsev, ténor | Iacha Débuts à l’Opéra national de Paris

Alexey Tatarintsev fait ses débuts au sein du Chœur de chambre Rachmaninov alors qu’il est encore étudiant à l’Université Derzhavin de Tambov. Il intègre l’Académie d’Art Choral de Moscou, donc il sort diplômé en 2006. Il est à présent soliste du Nouveau Théâtre de Moscou (Novaya Theatre), où il a interprété des rôles comme Lenski et Triquet d’Eugène Onéguine, Tamino de La Flûte enchantée, Alfred de La Chauve-souris, Almaviva du Barbier de Séville, Ramiro de La Cenerentola, Belfiore du Voyage à Reims, le Jeune Tsigane d’Aleko, Marco de Monna Vanna, Vaudémont de Iolanta, Nemorino de L’Elixir d’amour, Vladimir du Prince Igor, Lykov de La Fiancée du tsar. Il a également interprété en concert les parties de ténor de la Messa di Gloria de Puccini et des mélodies de Rachmaninov et Tchaikovski. Il s’est produit sous la direction de chefs d’orchestre tels Vladimir Fedosseev, Vladimir Spivakov, Saulus Sondetskis, John Nelson, Eri Klas. Il a remporté de nombreux prix lors de concours de chant : Concours International Vishnevskaia (troisième prix, 2008), Concours International Pavarotti (premier prix, 2008), Concours International Glinka (troisième prix, 2009), Ivan Kozlovsky Foundation Award (meilleur ténor), Listener’s Choice Award (Orpheus Classical Music Radio).

Ksenia Vyaznikova

Ksenia Vyaznikova, mezzo-soprano | Firs Débuts à l’Opéra national de Paris

Diplômée du Conservatoire d’Etat de Moscou, Ksenia Vyaznikova poursuit ses études à l’Académie de Musique de Vienne et fait ses débuts en 1998 comme soliste de l’Opéra de Chambre de Moscou. En 2000, elle intègre la troupe de l’Opéra Helikon. Depuis 2009, elle est soliste invitée du Théâtre Bolchoï, où elle a interprété Margret de Wozzeck dans la mise en scène de Dmitri Tcherniakov ainsi que la Maman, la Tasse chinoise et la Libellule de L’Enfant et les sortilèges. Elle a récemment chanté Amnéris d’Aïda et Mrs Quickly de Falstaff (coproductions Helikon Opera et Opéra de Massy) et Fricka de La Walkyrie (Tchaikovski Concert Hall sous la direction de Kent Nagano). Parmi ses autres engagements, citons Amneris au Festival de Samara, Fenena de Nabucco au Festival Chaliapine de Kazan, Les Nuits d’été de Berlioz au Festival Karelian, Adalgisa de Norma au Festival de Moscou. Son répertoire comprend également les rôles Liubacha (La Fiancée du tsar), Marfa (La Khovantchina), Marina (Boris Godounov), Paulina et la Comtesse (La Dame de pique), Jocaste (Œdipus Rex), Cornelia (Giulio Cesare), Cherubino (Les Noces de Figaro), Sesto (La Clémence de Titus), Carmen, Ulrica (Un bal masqué), Azucena (Le Trouvère), Jezibaba (Rusalka), Ortrud (Lohengrin), le Prince Orlofski (La Chauve-souris), Nicklausse (Les Contes d’Hoffmann), Madame de Croissy (Dialogues des carmélites), la Comtesse Geschwitz (Lulu)… Ksenia Vyaznikova se produit aussi en concert (Messe en si mineur, Magnificat, Cantates n°109 et 114 de Bach, Stabat Mater de Pergolèse, Requiem de Mozart et Verdi).

Thomas Bettinger

Thomas Bettinger, ténor | l’invité débuts à l’Opéra national de Paris

Après l’étude de la clarinette, du saxophone et de l’art dramatique au CNR de Bordeaux, Thomas Bettinger intègre la classe d’Art Lyrique de Lionel Sarrazin. Lauréat de plusieurs prix, il remporte, entre autres, le prix Irène Jaumillot du concours national de Béziers. Sur scène il interprète les rôles du Remendado (Carmen) et de Manillon (La Belle de Cadix) avec l’Orchestre du Centre Philharmonique, le Roi Ouf (L’Etoile de Chabrier) avec la compagnie Lyrique Opéra Bastide dont il est cofondateur, Don Ottavio (Don Giovanni) à Paris et Bordeaux sous la direction de Dominique Sourisse et Tamino (La Flûte enchantée) à Libourne sous la direction de Bruno Ricaud.

03-01-2012 À Lire / L'équipe artistique

L'Equipe artistique

Composition, livret, direction musicale, mise en scène, décors et costumes... Découvrez l'équipe artistique de la nouvelle création de l'Opéra.

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Philippe Fénelon

Philippe Fénelon | Partition

Philippe Fénelon est né en 1952. Après des études à l'École des langues orientales, il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où il obtient le Prix de composition dans la classe d'Olivier Messiaen en 1977. Son catalogue contient plus de cent œuvres dont six opéras : Le Chevalier Imaginaire, d'après Cervantès et une nouvelle de Kafka (Châtelet, 1992), Salammbô, d'après Flaubert (Opéra national de Paris, 1998 et repris en 2000), Les Rois, d'après Cortázar (Opéra National de Bordeaux, 2004), Faust, d'après Lenau (Théâtre du Capitole, 2007), Judith, d'après Hebbel (Salle Pleyel, avec l'Orchestre de l'Opéra national de Paris, 2007), La Cerisaie, d'après Tchekhov (création en concert en novembre 2010 au Théâtre Bolchoï). Son ballet Yamm, a été créé à l'Opéra National de Paris en 2000.
Philippe Fénelon a été Pensionnaire de la Casa Vélasquez en Espagne (1981-1983), avant d'être invité en 1988 à Berlin par le DAAD. Pour son œuvre pour piano Épilogue, il a reçu en 1980 le Prix Stockhausen à Bergame (Italie). Prix Georges Wildenstein (1983), Prix Hervé Dugardin, SACEM (1984), Bourse de la Fondation Beaumarchais (1990), Prix Villa Médicis hors les murs (1991), Prix des nouveaux talents en musique dramatique, SACD (1992), il a aussi reçu le Prix Musique de la SACD (2004) et le Grand Prix de la Musique Symphonique de la SACEM (2007). Il est Chevalier de l'Ordre National du Mérite et Chevalier de la Légion d'Honneur.

Alexei Parine | Livret

Critique dramatique, critique musical, librettiste, poète et traducteur de poésies, Alexei Parine est né en 1944 à Moscou. Il est l'auteur de plusieurs livres de poésies, ainsi que de traductions d'œuvres de poètes européens, de Sappho et Ovide à Paul Celan et Jacques Roubaud. Il a consacré une monographie à Elena Obraztsova. Son livre Marche dans la ville invisible. Paradigmes de l'opéra russe classique (1999) l'a révélé comme théoricien et analyste. Depuis plus de vingt ans, il signe des articles et analyses dans les prestigieuses revues Opernwelt, Frankfurter Allgemeine Zeitung et Stuttgarter Zeitung. Il a été le directeur artistique du festival « Sacro Art » de Loccum, en Allemagne (1995-2004). Alexei Parine a également dirigé une production de Cosi fan tutte au Festival de Ludwigsburg (1999) et de nombreuses productions à l'Opéra-théâtre Helikon. En 2000, il a mis en scène L'Enlèvement au sérail de Mozart à Moscou. Il a présidé le jury du festival du théâtre musical, « Le masque d'or » (2000) et a été le rédacteur en chef du Grand journal du Bolchoï (2000-2004). Depuis quelques années, il est rédacteur en chef aux éditions moscovites Agraf.
En tant que dramaturge, avec le metteur en scène Dmitri Tcherniakov, il a participé à la production de plusieurs opéras : Aïda (Opéra de Novossibirsk), Tristan et Isolde (Théâtre Mariinsky), Boris Godounov (Staatsoper de Berlin), La Khovantchina (Bayerische Staatsoper de Munich), Lady Macbeth de Mzensk (Opéra national du Rhin), Don Giovanni (Festival d'Aix-en-Provence).

Tito Ceccherini

Tito Ceccherini | Direction musicale

Tito Ceccherini commence ses études à Milan, au Conservatoire Giuseppe Verdi, avec Giovanni Carmassi (piano), Alessandro Solbiati (composition) et Vittorio Parisi (direction musicale) et suit les master classes de direction d'orchestre de Gustav Kuhn, John Eliot Gardiner, Peter Eötvös, Gianluigi Gelmetti et Sandro Gorli en Allemagne, en Russie et en Autriche.
Il a fondé l'ensemble Risognanze, dévolu à la musique contemporaine, avec lequel il a créé de nombreuses pièces écrites spécialement pour cette formation. Régulièrement invité au Festival d'Erl (fondé et dirigé par Gustav Kuhn), l'ensemble y a interprété l'opéra de Salvatore Sciarrino Luci mie tradicitri. Un enregistrement sur le vif a été réalisé par Stradivarius et a reçu le « Choc » du Monde de la musique. Egalement spécialisé dans le répertoire baroque, il collabore avec des ensembles tels Rocinante (Helsinki) et Arcomelo (Milan).
Il enseigne la direction d'orchestre au Landeskonservatorium d'Innsbruck. Depuis 1995, il est membre de l'Académie de Montegral (fondée par Gustav Kuhn, dont il a été l'assistant en Europe et au Japon). Il a dirigé I Puritani et Guntram au Teatro Massimo Bellini de Catane, la création mondiale de Da gelo e gelo de Sciarrino au Festival de Schwetzingen, Alessandro de Gian Francesco De Majo, Maria Stuarda de Donizetti, La Porte della legge et Superflumina (création mondiale) de Sciarrino au Nationatheater de Mannheim, la création en concert de La Cerisaie de Philippe Fénelon au Théâtre Bolchoï de Moscou. Il s'est également produit en concert à la tête d'ensembles tels le BBC Symphony, le SWR de Stuttgart, le Tokyo Philharmonic, l'orchestre de la RAI (avec lequel il a enregistré une monographie dédiée à Giacinto Scelsi, des œuvres symphoniques de Salvatore Sciarrino, Daugherty et Nyman), le Deutsche Radio Philharmonie, l'Orchestre de chambre de Genève l'Orchestre de La Fenice, le Klangforum de Vienne, Contrechamps, Divertimento… Il enregistre pour les labels Amadeus, Col legno, Kairos, Stradivarius.

Georges Lavaudant

Georges Lavaudant | Mise en scène

Après avoir fait ses début à Grenoble, avec la troupe du Théâtre Partisan, Georges Lavaudant est nommé codirecteur du Centre Dramatique National des Alpes puis directeur en 1981. En 1986, Roger Planchon l'invite à diriger avec lui le Théâtre National Populaire à Villeurbanne. Il met en scène Le Balcon de Genet, à Mexico. Il continue à explorer le répertoire tout en élargissant sa palette à Brecht, Tchekhov, Labiche – et à des auteurs contemporains – Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch, Jean-Marie-Gustave Le Clézio. Passant à l'écriture, Georges Lavaudant signe en 1988 un premier spectacle en tant qu'auteur : Veracruz. Le Mexique lui inspire Terra Incognita, créé au Festival d'Avignon en 1992, et se retrouve dans d'autres travaux, dont l'un des spectacles-carrefour des années 1990 : Lumières, qu'il cosigne avec trois de ses collaborateurs réguliers, Bailly, Deutsch et le chorégraphe Jean-François Duroure. En 1996, il est nommé à la tête de l'Odéon-Théâtre et inaugure son mandat par une recréation du Roi Lear. À l'Odéon, il met en scène les œuvres du grand répertoire classique – des Grecs à Brecht, en passant par Shakespeare, Büchner, Tchekhov ou Feydeau – alternent avec des créations contemporaines, qu'il signe parfois lui-même – Fanfares, 2000. En 2006, il retrouve Ariel Garcia Valdès pour mettre en scène un nouveau montage shakespearien intitulé Hamlet [un songe]. À partir de 2007, il crée avec sa compagnie LG Théâtre La Mort d'Hercule, On purge bébé, Scènes de chasse, Attila, La Clémence de Titus, La Nuit de l'iguane et reprend Cassandre et Les Géants de la montagne.

Jean-Pierre Vergier

Jean-Pierre Vergier | Décors et costumes

Jean-Pierre Vergier a rencontré Georges Lavaudant en 1973, alors qu'il faisait du graphisme et de l'illustration. Depuis cette date, il a participé à presque tous ses spectacles, théâtre et opéra, pour la conception des décors et des costumes. Il a également travaillé avec Daniel Mesguich, Bruno Bayen, Jean-Luc Lagarce et Ariel Garcia Valdes ; et, en Espagne, avec Ramon Simo, Anton Sanchez, Miguel Narros, Herman Bonin. Il a également produit des affiches de spectacles et des illustrations.

Thomas Stache

Thomas Stache | Chorégraphie

Danseur et chorégraphe, Thomas Stache a fait partie des Ballets de Bâle, Ulm et Francfort entre 1983 et 1989, date à laquelle il travaille en free-lance aussi bien en tant que danseur que chorégraphe, principalement avec Rosamund Gilmore, Veit Volkert, Barbara Mundel, Herbert Wernicke (le Ring et Orphée aux Enfers à Bruxelles, Le Baron tzigane à Hambourg, Giulio Cesare à Bâle), et Christoph Marthaler (A King Riding à Bruxelles, The Unanswered Question et Twentieth Century Blues à Bâle, La Vie parisienne à Berlin et Vienne, Die Spezialisten à Hambourg, Hotel Angst, Die schöne Müllerin et In den Alpen à Zurich). Il a collaboré en tant que chorégraphe aux productions de Kátia Kabanová et Les Noces de Figaro au Festival de Salzbourg, La Traviata et Wozzeck à l'Opéra national de Paris (mises en scène de Christoph Marthaler), Antigone à Düsseldorf (Anna Badora), Richard III à Bochum, Der Entertainer au Burgtheater, Così fan tutte à Bâle (Karin Beier), Royal Palace/Der Protagonist au Festival de Bregenz 2004 (Nicolas Brieger). Il a également été en 2001 le concepteur d'un projet chorégraphique indépendant au Schauspielhaus de Zurich, intitulé Herzaureissen.

Thomas Stache

Patrick Marie Aubert | Chef du Chœur

Né à Aix-en-Provence, Patrick Marie Aubert effectue ses études musicales au conservatoire où il débute sous la baguette de Darius Milhaud. Premier prix de direction d’orchestre dans la classe de Pierre Villette, il reçoit les conseils de Karl Richter et Seiji Ozawa ; il est également titulaire d’un prix de chant, d’un prix d’art lyrique et d’un prix de musique de chambre. Commandant le Chœur de l’armée française jusqu’en juillet 2000, il est ensuite nommé chef des Chœurs de l’Opéra de Nantes avant d’être appelé par Nicolas Joel à la tête du Chœur du Capitole de Toulouse en 2003. Il est régulièrement invité aux Chorégies d’Orange où il a été, entre autres, l’assistant de Michel Plasson et Georges Prêtre. Chef du Chœur de l’Opéra national de Paris depuis le 1er août 2009, il s’attache à en perpétuer la grande tradition et la qualité musicale. S’inscrivant dans la lignée de René Duclos et Jean Laforge, il défend avec énergie et passion tout le répertoire de la musique chorale.

02-01-2012 À Lire / Le livret d'Alexei Parine

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